Les dépenses de protection sociale et de santé sont les deux plus importants facteurs explicatifs de la hausse des dépenses publiques en 2024, selon une note de l’Insee publiée le 5 février 2026.
L’ensemble des dépenses publiques ont augmenté de 64Mds€ en 2024 pour s’élever à 1672Mds€, soit 57% du PIB. Sur ce total, les dépenses de protection sociale (dépenses de santé comprises) en représentent plus de la moitié (57%) en totalisant 954Mds€, loin devant les dépenses de services généraux (11%), le soutien aux affaires économiques (10%) ou encore l’enseignement (9%) et la défense (3%). Dans le détail, les dépenses de protection sociale recouvrent à la fois les prestations de retraite, de compensation de perte de revenu (chômage, accident, handicap) et de solidarité (famille, minima sociaux). Boostées par l’inflation en 2023 et 2024 (+6,9% au total), ce poste, qui totalisait 693Mds€ en 2024, s’est accru, à lui seul, de 35Mds€ (+5,3%) en un an dont 23Mds€ liés aux seules pensions de retraite (+6,2%).
De leur côté, les dépenses de santé (261Mds€) se sont accrues de 11Mds€ (+4,6%), tirées par la progression des rémunérations et la forte consommation des produits pharmaceutiques et médicaux à l’hôpital et par la forte hausse des soins de ville tirées par l’augmentation des volumes de consultations notamment de spécialistes et par les revalorisations tarifaires accordées en particulier aux médecins généralistes. De leur côté, les remboursements de biens médicaux, en hausse de 5%, sont restés dynamiques.
Depuis dix ans, le montant des dépenses de protection sociale a augmenté de 165Mds€ tandis que celui des dépenses de santé progressait de 82Mds€. Si la part du PIB consacrée à la protection sociale a diminué sur la période de 0,8 point, cette baisse a été presque intégralement compensée par la part du PIB dévolues aux dépenses publiques de santé en hausse, elles de 0,6 point.