Le déficit des régimes de base de la Sécurité sociale et du Fonds de solidarité vieillesse en 2025 ressort à 21,6Mds€, soit un niveau un peu moins dégradé qu’anticipé dans la LFSS pour 2025, selon le communiqué de la Direction de la Sécurité sociale (DSS) publié le 19 mars 2026.
Si les recettes s’établissent à un «niveau globalement conforme à la prévision», l’écart de prévision de 1,4Md€ provient essentiellement des dépenses. Ces dernières ont en effet bénéficié du ralentissement de l’inflation (+0,9% en en 2025 contre 1,8% en 2024) avec un effet retard lié aux règles de revalorisation des prestations.
Pour autant, la dégradation des comptes sociaux n’en est pas moins patente, la détérioration du solde atteignant 6,3Mds€ en un an et près de 10Mds€ en deux ans. Mises à part les 2 années 2020 et 2021 marquées par la pandémie de Covid, ce déficit est le plus grand jamais enregistré depuis 2011.
Cette dégradation des comptes sociaux est avant tout portée par celle de la branche maladie dont le déficit (15,9Mds€) représente, à lui seul, près des trois quarts du déséquilibre de l’ensemble des branches de la Sécurité sociale. Et ce en dépit de l’amélioration constatée de 1,3Md€ par rapport aux prévisions. Pour la DSS, ce déficit reflète avant tout «le dynamisme des dépenses relevant de l’Ondam». De son côté, la branche vieillesse (FSV compris) pâtit directement de l’effet retard lié au mécanisme de revalorisation de pensions avec un alourdissement de son déficit relevé à 6,8Mds€, soit 1Md€ de plus que prévu. Quant à la branche AT-MP, elle plonge bel et bien dans le rouge (de 200M€), du fait de la croissance soutenue de ses dépenses en particulier d’indemnités journalières.