Le coût des arrêts maladie en forte augmentation en 2025, selon Verlingue

Publié le 07 mai 2026


Le courtier Verlingue, filiale du groupe Adélaïde, a publié, le 5 mai 2026, son 9e baromètre portant sur l’absentéisme en 2025, mettant en exergue une nouvelle progression des arrêts maladie et un coût en forte hausse pour les entreprises et leurs opérateurs de prévoyance.

En 2025, 38,4% des salariés ont été absents au moins un jour (+1% en un an). A l’échelle de l’échantillon (668 entreprises intégrant 490 000 salariés), cela représente un taux d’absentéisme de 5,8% (+4%) en un an, mais avec des différences selon le secteur d’activité.



La fréquence des arrêts, égale à 1,94 arrêt par salarié, se maintient au même niveau et la durée moyenne des arrêts continue d’augmenter et atteint 21,5 jours (+2%). Dans le détail, la dégradation de l’absentéisme en 2025 est avant tout due à l’augmentation des arrêts longs (de plus de 30 jours) qui concerne 9,4% des salariés (+12% en deux ans), 14% des arrêts et 74% des jours d’absence. La hausse de ces arrêts longs s’observe dans toutes les tranches d’âge et quel que soit le sexe, tout en étant plus marquée pour les cadres (+10% en un an versus +4% en moyenne) et pour les agents de maîtrise (+6%). Au total, la durée moyenne de ces arrêts longs s’élève à 114,5 jours contre 112,9 jours en 2024 et 110,4 jours en 2023.

De leur côté, les arrêts très courts (de 1 à 3 jours) qui représentent 37% du nombre d’arrêts mais seulement 3% des jours d’absence, se caractérisent par une hausse de leur fréquence (+2% à 1,7 arrêt en moyenne par salarié) et concernent avant les employés et les salariés de moins de 40 ans.  

S’agissant des motifs d’absence, les maladies longues (engendrant des arrêts de plus de 60 jours) représentent près d’un tiers des jours d’arrêt (29%) tandis que les maladies avec hospitalisation en représentent près d’un quart (24%). Les AT-MP constituent la 3e cause la plus importante d’arrêts graves, en totalisant 17% des jours d’arrêts en moyenne mais 26% dans le transport.



Le coût de cet absentéisme s’est de nouveau singulièrement alourdi en 2025 atteignant + 10% par salarié, sous l’effet, d’une part, de l’augmentation de la rémunération moyenne (évaluée à +4%) et, d’autre part, de l’abaissement depuis le 1er avril 2025, du plafond de revenu pris en compte pour le calcul des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale (lire KPS du 1er avril 2025). A elle seule, cette évolution réglementaire a renchéri, de 1,9% en moyenne, le coût de l’absentéisme d’un salarié, estime Verlingue. La hausse du coût de l’absentéisme varie selon les catégories professionnelles, atteignant +15% chez les cadres contre +8% chez les non-cadres.  

Ce renchérissement du coût de l’absentéisme intervient alors que le coût du maintien employeur a déjà fortement augmenté depuis 2023, rappelle le courtier, dans un graphique éclairant :



 Enfin, l’enquête fait un focus sur l’absentéisme des salariés de plus de 55 ans qui se caractérise par un taux d’absentéisme de 8,2%, une fréquence des arrêts maladie inférieure à la moyenne (1,69%) et un risque d’arrêt à peine plus élevé (40,4%). En revanche, la durée de leurs arrêts est nettement plus importante (38 jours en moyenne versus 21,5 jours sur l’ensemble des classes d’âge).