La Fédération des institutions paritaires de protection sociale (FIPS) a publié, le 7 juillet 2026, son étude sur la diffusion des couvertures de prévoyance lourde dans les branches professionnelles.
A la différence de l’étude réalisée en 2024 (lire KPS du 5 avril 2024), l’édition 2026 a porté sur 177 des 198 conventions collectives étudiées et non plus sur les 41 branches employant plus de 100000 salariés. Sur ce périmètre élargi couvrant près de 20 millions de salariés, il ressort que plus de 94% d’entre eux sont a minima couverts par au moins une garantie contre les risques incapacité (arrêt de travail), invalidité et décès. Plus précisément, 92,4 % d’entre eux sont ainsi protégés en cas d’arrêt de travail pour incapacité et 87,8 % en cas d’invalidité lourde. En outre, 87% disposent également d’une garantie au bénéfice de leurs proches en cas de décès. Depuis 2022, une dizaine de branches employant près de 3 millions de salariés se sont en effet dotées d’une couverture prévoyance à l’instar de la métallurgie ou de la branche ferroviaire par exemple. Ces chiffres «montrent le rôle déterminant des partenaires sociaux et de la négociation au sein des branches afin d’assurer une protection de qualité aux salariés face à ces risques mais aussi de développer des dispositifs de solidarité et de prévention adaptés aux réalités des métiers», se félicite la FIPS.
Dans le détail, 167 CCN proposent une garantie décès, en capital et/ou en rentes, au conjoint et/ou aux enfants, avec en moyenne un capital représentant 168 % du salaire annuel. 169 CCN prévoient une garantie incapacité, avec une prise en charge moyenne de 76% du salaire. 147 CCN prévoient une garantie invalidité légère, dite de 1ère catégorie, avec une prise en charge moyenne de 50 % du salaire et 170 CCN prévoient une garantie invalidité lourde, dite de 2ème et 3ème catégorie, avec une prise en charge moyenne de 77 % du salaire. Et ces régimes complémentaires sont de «bon niveau, tant pour les cadres que pour les non-cadres.
En outre, 71 branches (couvrant près de 10 millions de salariés et 1,8 million d’entreprises) se sont dotées de dispositifs relevant du degré élevé de solidarité financés à hauteur a minima de 2% de la cotisation et destinés à mettre en place des actions de prévention et/ou des aides sociales individuelles ou collectives.
Cette étude a été réalisée par la FIPS sur les données de 198 conventions collectives nationales fournies par le fournisseur de solutions technologiques KANONIK et croisées avec les données de la DARES au 1er janvier 2026.