Préoccupé par le niveau de la dette et des déficits, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, envisage de «diminuer» le remboursement des médicaments qui n’apportent qu’un «bénéfice thérapeutique faible» et de relever le plafond des franchises médicales et des participations forfaitaires, dans un entretien accordé à Paris Match, publié le 22 juillet 2026.
Le gouvernement ne pourra «pas suspendre toutes les décisions» budgétaires jusqu’à l’élection présidentielle, prévient le chef du gouvernement qui reconnaît «ne pas être très optimiste» sur le respect en 2026 des objectifs de réduction des déficits publics (5% de PIB). Jugeant «préoccupant, grave même» le niveau de dette et de déficit du pays, Sébastien Lecornu propose donc, sur le volet des dépenses, de «demander un effort à ceux qui achètent plus de 50 boîtes de médicaments ou vont plus de 25 fois chez le médecin par an, tout en protégeant les plus fragiles socialement».
Ce n’est pas la première fois qu’une augmentation des franchises (appliquées sur les médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires) et des participations forfaitaires (sur les actes médicaux, les actes de biologie médicale et de radiologie) est mise sur la table. L’ancien Premier ministre, François Bayrou, avait inclus leur doublement dans les mesures de redressement budgétaire qu’il avait proposées en juillet 2025, avant de se voir refuser la confiance par l’Assemblée nationale en septembre (lire KPS du 9 septembre 2025).
Depuis 2024, le plafond de ces franchises et participations forfaitaires, à la charge exclusive des patients, est fixé à 50€ par an et par assuré.