Le Comité de suivi de la négociation salariale de branche, présidé par le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a dressé, le 27 mai 2026, un état des lieux des négociations salariales au sein des branches professionnelles. Si les résultats témoignent d'une amélioration notable, plusieurs chantiers restent ouverts pour garantir le pouvoir d'achat des salariés et renforcer l'attractivité des métiers.
A la veille d’une nouvelle augmentation du SMIC au 1er juin 2026, 149 branches, représentant près de 14,6 millions de salariés, disposaient de minima conventionnels conformes au SMIC. Sur les 179 branches professionnelles du secteur général suivies par le ministère, cela proportion représente 83 % des branches suivies. Toutefois, 30 branches présentent encore des niveaux de rémunération conventionnelle inférieurs au SMIC, dont 10 depuis plus d'un an. Les partenaires sociaux ont néanmoins souligné les progrès accomplis par plusieurs secteurs qui ont récemment conclu des accords permettant de résorber ces écarts. La revalorisation du SMIC de 2,41 % au 1er juin 2026 constitue toutefois un nouveau défi pour les branches professionnelles dans la mesure où 126 branches abriteront alors au moins un minimum conventionnel en dessous de ce seuil. Dans ce cas, le Code du travail impose aux partenaires sociaux d'engager une négociation dans un délai de 45 jours afin de rétablir la conformité des grilles salariales.
Au-delà des salaires minima, le comité a également porté son attention sur les classifications professionnelles qui jouent un rôle essentiel dans la reconnaissance des compétences, les perspectives d'évolution professionnelle et la progression salariale des salariés. Elles constituent également un levier important d'attractivité et de fidélisation pour les entreprises confrontées à des tensions de recrutement. Or, sur les 179 branches suivies, 97 disposent d'accords de classification datant de plus de cinq ans, et 63 branches n'ont pas révisé leurs classifications depuis plus de dix ans.