La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a publié, le 26 janvier 2026, sa feuille de route en matière de télémédecine à l’occasion d’Assises organisées sur ce sujet.
Après le pic de 2020 lié à la fermeture des cabinets médicaux durant la pandémie de Covid, la télémédecine a trouvé son public avec 14 millions de téléconsultations (contre 17 millions en 2020) et 270000 téléexpertises organisées en 2025. Chaque mois plus de 17000 médecins généralistes, soit un sur trois, utilisent ce canal de consultation. Toutefois, pour renforcer l’accès aux soins dans tous les territoires et pour tous les patients, la ministre souhaite inscrire davantage la télémédecine dans les pratiques professionnelles au travers de 4 enjeux :
- Accroître le recours à la téléconsultation et développer la téléexpertise dans le suivi des parcours des patients atteints de pathologies chroniques, au travers de standards communs de transmission de leurs dossiers médicaux et déployer la téléexpertise entre médecins généralistes et d’autres spécialités en vue de permettre l’accès à un établissement hospitalier de leur territoire dans chacune des futures maisons France Santé ;
- Déployer les possibilités de téléconsultation au bénéfice des patients qui en ont le plus besoin : assurés dépourvus de médecins traitants, habitant dans des zones sous-denses, isolés ou ayant des difficultés à se déplacer. Pour ce faire, la ministre envisage d’autoriser des dérogations ciblées au seuil de 20% d’activité autorisé en téléconsultation à certaines catégories de médecins (retraité, remplaçant) ou dans certaines situations de tensions sur l’offre médicale.
- Limiter les dérives en encadrant davantage les lieux d’implantation des équipements de téléconsultation, sur la base des recommandations de la Haute Autorité de santé.
- Développer les compétences des professionnels de santé en matière de télémédecine, notamment dans le cadre de leur formation initiale ;



