Les jeunes, les diplômés et les habitants des grandes villes recourent davantage aux téléconsultations, selon l’étude de la Drees publiée le 12 février 2026.
En 2024, 15 % des personnes de 18 ans ou plus déclarent avoir recouru au moins une fois à la téléconsultation au cours des douze derniers mois. Les personnes de moins de 45 ans y recourent quatre fois plus souvent que les personnes âgées de 60 ans ou plus, et les diplômés du supérieur, en moyenne, deux fois plus souvent que les personnes titulaires d’un CAP ou d’un BEP. En outre, 21 % des habitants de grands centres urbains ont téléconsulté, contre 12 % des personnes résidant dans les centres urbains intermédiaires, les petites villes ou les ceintures urbaines et environ 10 % de celles habitant dans le rural périurbain ou non périurbain. Ces résultats ne montrent pas d’évolution significative par rapport à ceux de la précédene enquête réalisée en 2021 par la DREES au lendemain de la pandémie de Covid (lire KPS du 8 décembre 2022).
43 % des personnes déclarent téléconsulter en raison des délais d’attente trop longs pour un rendez-vous en cabinet, 33 % pour une consultation en urgence et 20 % pour renouveler une ordonnance ou un certificat médical.
Si près de trois Français sur quatre estiment que les téléconsultations constituent un moyen de lutter contre les déserts médicaux, dans la réalité, plus de 8 sur 10 considèrent qu’elle déshumanise la relation entre le patient et le médecin et plus de six sur dix qu’elle augmente le risque de fuite de données personnelles de santé.




