Lors d’une réunion ministérielle sur les finances publiques, organisée le 27 mars 2026, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a, une nouvelle fois, pointé du doigt «la dérive très préoccupante» des arrêts maladie «sur le terrain budgétaire».
«Cela fait partie des points sur lesquels, si on les traite trop tard dans l’année, on ne pourra pas avoir d’action possible utile et efficace», a poursuivi le chef du gouvernement qui a indiqué vouloir faire des propositions « en avril ». «La courbe de ces dépenses n’est plus soutenable», a de son côté renchéri la ministre de la Santé, Stéphanie Rist. En 2025, l'indemnisation des arrêts de travail aurait coûté, selon des chiffres du ministère de la Santé relayés par Les Echos, un peu plus de 12Mds€ à l'Assurance Maladie (hors accidents du travail et maladies professionnelles), soit une hausse de 2,5 % sur un an.
Ce n’est pas la première fois que le gouvernement annonce vouloir réduire le coût des arrêts maladie. Depuis le 1er avril 2025, le montant du salaire pris en compte pour le calcul des indemnités journalières a ainsi déjà été ramené de 1,8 à 1,4 SMIC (lire KPS du 1er avril 2025), tandis que la LFSS pour 2026 va limiter, à partir de septembre prochain, la durée de prescription des arrêts maladie à un mois pour les primo-arrêts et à 2 mois pour les renouvellements (lire KPS du 31 décembre 2025).Pour circonscrire la colère des médecins libéraux, la ministre de la Santé a, en revanche, renoncé aux mesures de durcissement de la procédure de mise sous objectif des professionnels de santé prescripteurs (lire KPS du 27 février 2026).




