Les premiers médicaments anti-obésité admis au remboursement

Publié le 28 mai 2026


Le Journal officiel du 28 mai 2026 a publié ses premiers arrêtés d’admission au remboursement pour des médicaments anti-obésité de nouvelle génération : le Wegovy et le Mounjaro. La Haute Autorité de santé avait soutenu cette admission, dans un avis du 18 décembre 2025, tout en l’assortissant de modalités de prescription strictes pour éviter le mésusage et maîtriser son impact financier pour les dépenses d’assurance maladie.

Ainsi, la prescription initiale sera uniquement réservée aux professionnels exerçant dans les structures de santé impliquées dans la prise en charge de l'obésité : médecins spécialistes (nutritionnistes) exerçant en partenariat avec d’autres professionnels spécialisés en gastro-entérologie, endocrinologie ou encore diabétologie, centres hospitaliers, centres spécialisés en obésité… Ces médicaments seront en outre réservés aux patients adultes ayant un indice de masse corporelle (IMC) initial supérieur ou égal à 35kg/m2 avec comorbidité (IMC de 40kg/m2 sans comorbidité), ayant un risque cardiométabolique élevé. De surcroît, seuls y seront éligibles les patients éligibles dont «la prise en charge nutritionnelle bien conduite (< 5 % de perte de poids à six mois) aura échoué» et qui s’engagent à suivre en complément, «un régime hypocalorique et une augmentation de l'activité physique pour la gestion du poids, incluant la perte de poids et le maintien du poids». En outre, la prescription devra faire l’objet d’une traçabilité spécifique via le remplissage et la transmission par un téléservice dédié de l’Assurance maladie. Au total, la population cible pourrait être comprise entre 1 et 2,1 millions de personnes.

Selon un premier chiffrage de l’Unocam, l’impact financier pour les organismes de complémentaires santé seraient compris entre150 et 200M€ sur 3 ans, un chiffrage à manier toutefois avec prudence compte tenu de l’incertitude sur le nombre d’assurés éligibles déjà pris en charge à 100% par l’Assurance maladie au titre d’une affection de longue durée.