L’Assurance maladie a publié, le 27 mai 2026, un bilan des subventions distribuées en 2025 au titre de la prévention des risques ergonomiques qui recouvrent les postures pénibles, vibrations mécaniques ou encore le port de charges lourdes.
Au total, 21745 aides ont ainsi été versées pour un montant total de 138M€ financé par le Fonds d’investissement dans la prévention de l’usure professionnelles (FIPU) mis en place par la réforme des retraites de 2023. Cela représente un montant doublé par rapport aux subventions accordées en 2024 (lire KPS du 11 juin 2025).
La branche AT/MP contribue au financement de ces investissements, par une aide financière en couvrant de 70 % à 85 % du montant investi, dans le cadre de conditions d’éligibilité disponibles sous ameli.fr et net-entreprise.fr. 75% des aides ont bénéficié à des PME de moins de 50 salariés, 17% à des entreprises de 50 à 199 salariés et 8% à des entreprises de plus de 200 salariés. A lui seul, le secteur des hôtels, cafés, restaurants a totalisé 14% des subventions accordées, mais d’autres branches dont les salariés sont exposés aux TMS ont pu en profiter à l’instar du transport routier.
Ces subventions doivent permettre aux entreprises d’investir dans :
- des actions de prévention (diagnostics, formations ou équipements) ;
- des actions de sensibilisation aux facteurs ergonomiques ;
- des aménagements de postes de travail dans le cadre d’une démarche de prévention de la désinsertion professionnelle ;
- la prise en charge des frais de personnel dédiés à la mise en œuvre d’actions de prévention des risques ergonomiques.
84% de ces aides ont été fléchées en 2025 sur les achats d’équipement. Les branches, signataires d’un accord FIPU étendu peuvent bénéficier de conditions de financement plus favorables. Depuis le lancement du dispositif, 14 accords ont été négociés (5 en 2025), dont ceux de la branche des fleuristes, vente et services aux animaux familiers et des pharmacies d’officine.



