La négociation collective d’entreprise rebondit en 2024

Publié le 27 avril 2026


Après deux années consécutives de baisse, la négociation collective d’entreprise a rebondi en 2024, selon le bilan annuel publié, le 23 avril 2026 par la DARES.

En 2024, 17,2% des entreprises de plus de 10 salariés ont engagé une négociation collective, soit 1 point de plus qu’en 2023 (lire KPS du 12 mai 2025).

Au total, 61,5% des salariés ont été concernés par ces négociations, soit un champ comparable à celui de 2023 (61,4%). La propension à négocier est, sans surprise, beaucoup plus élevée dans les entreprises ayant une couverture syndicale (81,3 %) et cette propension augmente même sur un an (+0,4 point). 



S’agissant des thèmes de négociation, les rémunérations restent, comme les années précédentes, le thème le plus souvent abordé en 2024 avec 10,3% des entreprises concernées (+0,4 point en un an), devant l’épargne salariale (6,8%, +1,4 point) et le temps de travail (5,4%, +0,4 point).  Dans un contexte de fin du cycle de renouvellement des CSE, le nombre de négociations engagées ayant trait au dialogue social diminue fortement (de 2,3 points) à 2,5%. Quant aux négociations engagées sur la protection sociale, elles restent stables d’une année sur l’autre, en concernant 3% des entreprises, contre 2,9% en 2023. La première raison avancée pour expliquer l’absence de négociation reste, comme les années précédentes, l’application directe d’une convention collective de branche (46,2 % des entreprises ne connaissant pas de négociations) devant l’absence de représentants du personnel (41,5%).



Si le dialogue social a repris en 2024, ces négociations ont, en revanche, moins souvent débouché sur un accord ou un avenant : 83,7% des entreprises ont ainsi engrangé une ou plusieurs signatures, soit 3,2 points de moins qu’en 2023. Quant au contenu des accords signés, l’épargne salariale reste, comme en 2023 et avec un taux d’aboutissement positif de 86,3%, le sujet le plus consensuel devant ceux relatifs au dialogue social (76.2%) et au temps de travail (72,1%). A contrario, les accords portant sur la formation professionnelle ne débouchent sur un accord que dans 39,7% des discussions et ceux sur la protection sociale dans 64,5% des cas.