Le Sénat a mis en ligne, le 30 juin 2026, un rapport d’information formulant 29 recommandations pour développer la prévention en santé en France.
Rédigé par trois sénatrices, Marie-Do Aeschlimann (LR), Marion Canalès (SOC) et Nadia Sollogoub (UC), ce rapport pointe les insuffisances des politiques de santé publique consacrée à la prévention en santé. Pour aller plus loin, ses auteures préconisent d’installer auprès du Premier ministre, « une coalition des opérateurs de prévention réunissant l’Etat, l’assurance maladie, les complémentaires santé, les représentants des collectivités territoriales et les professions de santé ». Son objectif serait de « piloter la mise en œuvre des politiques de prévention à l’échelle nationale et de définir les conditions de leur déclinaison opérationnelle».
S’agissant des complémentaires santé, le rapport propose de reconnaître ces organismes comme «des acteurs de prévention à part entière et revenir sur la catégorisation comme frais de gestion de certaines de leurs dépenses en faveur de la prévention». Il suggère aussi de «généraliser, pour tous les dispositifs de prévention, la prise en charge sans reste à charge ni avance de frais lorsque la prestation est financée conjointement par l’assurance maladie et les complémentaires santé».
Il émet également l’idée de «faire évoluer les conditions d’accès ces organismes aux données de santé à des fins de prévention». Il recommande enfin d’instaurer, à terme, une part minimale de 2% des primes de ces contrats affectée à des actions de prévention dans le cadre du contrat responsable».



