Les députés ont définitivement adopté, à l’unanimité le 20 juillet 2026 en séance plénière, la proposition de loi visant à accélérer la prévention cardio-neuro-vasculaire dont l’ancien ministre de la Santé et député (LR) de l’Isère, Yannick Neuder, était le rapporteur.
Au vu du «fardeau humain, social et économique considérable » que représente les maladies cardio-vasculaires et du coût induit par ces pathologies (4,5Mds€ par an), la PPL entend compléter et renforcer les politiques de prévention existantes. Pour ce faire, le texte vise déjà à « intégrer de manière obligatoire la sensibilisation au dépistage des maladies cardio‑neuro‑vasculaires et de leurs principaux facteurs de risque (hypertension artérielle, diabète et cholestérol) dans les dispositifs existants, afin de favoriser un repérage plus précoce et un meilleur suivi tout au long de la vie ».
Au niveau professionnel, sachant que les malaises liés à un AVC représentent près de 59% des accidents de travail mortels du régime général en 2024, l’article 2 de la PPL complète les missions des services de prévention et de santé au travail par le dépistage des maladies cardio-vasculaires et par une sensibilisation annuelle des salariés à leurs facteurs de risques. Ces actions pourront aussi être menées en lien avec différents acteurs, à commencer par les organismes de prévoyance et de complémentaire santé. Le contenu de la visite médicale obligatoire de mi-carrière est également enrichi en ce sens. La prévention des maladies cardio-neuro-vasculaires devient ainsi un enjeu de santé au travail relevant à la fois des missions de l'employeur de prévention des risques professionnels et de promotion de la santé des salariés.
De même, l’acte de dépistage de l’hypertension est étendu aux pharmaciens et aux kinésithérapeutes. Enfin, la PPL « systématise » ce dépistage lors des rendez-vous de prévention réalisés à certains âges de la vie pour notamment tenir compte des risques spécifiques associés à la grossesse ou à la ménopause chez les femmes.



