Dans un courrier adressé, le 7 octobre 2026, aux partenaires sociaux, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou demande aux partenaires sociaux d’engager une négociation en vue d’améliorer la prévention et de revoir l’indemnisation des arrêts maladie dans le but de dégager 1Md€ d’économies en année pleine.
Ce courrier s’inscrit dans le prolongement des mesures déjà prises visant à réduire l’indemnisation des AT-MP (lire KPS du 1er octobre 2026) et des maladies ordinaires (lire KPS du 18 septembre 2026). Il répond aussi au souhait du Premier ministre, Sébastien Lecornu, exprimé mi-septembre dans son interview au Figaro, d’économiser «environ 2Mds€» supplémentaires l’an prochain sur les arrêts maladie.
Du point de vue du ministre du Travail, la négociation devra aborder 3 axes :
- L’amélioration de la santé des travailleurs au travers de la mise en place «d’une politique active de prévention, de suivi du salarié été de meilleur accompagnement des reprises de travail» ;
- La «révision de l’ensemble des paramètres du système dual d’indemnisation maladie» : durée d’indemnisation, plafond d’indemnisation journalière, complément de maintien de salaire de l’employeur, taux global de remplacement». Et cette révision devra être regardée à la lumière du «paradoxe» du système consistant, selon lui, à une «meilleure indemnisation des salariés en arrêts courts comparés aux arrêts longs (de plus de 30 jours) représentant pourtant, rappelle-t-il, 82% de la dépense d’indemnités journalières.
- Une «responsabilisation accrue de l’ensemble des acteurs», qu’il s’agisse des prescripteurs, des salariés ou des employeurs.
«Plutôt que de procéder immédiatement et par voie réglementaire aux ajustements paramétriques nécessaires», le ministre du Travail a donc choisi d’en passer d’abord par la négociation, laquelle devra se conclure au plus tard le 19 décembre prochain.



