Les IJ, les médicaments et les transports sanitaires tirent les dépenses d’assurance maladie à la hausse

Publié le 02 juin 2022


Dans un contexte encore marqué par la pandémie de Covid-19, les remboursements de soins ont, à la fin avril 2022, progressé de 9,3% sur les 4 premiers mois de l’année et de 8,9% sur l’année écoulée, selon le communiqué publié, le 31 mai 2022, par l’assurance maladie obligatoire.

Ces progressions masquent toutefois des disparités importantes selon les postes de soins. Conséquence directe du regain de l’épidémie en début d’année, les versements d’indemnités journalières se sont ainsi envolés de 19,8% sur le quadrimestre et demeurent soutenus malgré la décrue de la 5e vague en avril. Au total, entre mai 2021 et avril 2022, les IJ progressent de 2,6%.

Les remboursements de transport sont eux aussi sur une trajectoire très dynamique, en hausse de 9,3% sur le quadrimestre et de 17,5% sur les 12 derniers mois. Il en est de même des remboursements de médicaments qui explosent de 19,1% sur le quadrimestre (+8,7% sur l’année écoulée) en lien avec la prise en charge de nouveaux traitements onéreux et du changement de circuit de distribution entre les pharmacies hospitalières et les officines de ville.

Si les remboursements d’analyses médicales diminuent de 8,5% sur le quadrimestre du fait de la diminution des tests réalisés et de la baisse de tarifs des tests PCR entrée en vigueur le 15 février, le nombre de tests antigéniques remboursés ont triplé (+208%) sur les 4 premiers mois de l’année, portés par la 5e vague de Covid.

A contrario, les remboursements de soins médicaux et dentaires n’ont augmenté que de 8,8% sur le quadrimestre (+8,5% sur l’année écoulée), recouvrant là encore des évolutions contrastées. Tandis que les prises en charge de consultations de généralistes sont restées sages en rythme annuel (+0,9%), celles des consultations de spécialistes se sont accrues de 3,5%. Enfin, les remboursements de soins dentaires qui ont diminué de 0,6% sur le dernier quadrimestre, se sont accru de 3,2% sur l’année écoulée.