La FSPF signe l’avenant à la convention pharmaceutique

Publié le 11 juin 2024


Après 6 mois de négociations, la FSPF, syndicat majoritaire parmi les pharmaciens d’officine, a signé, le 10 juin 2024, l’avenant conventionnel mis sur la table par l’Assurance maladie prévoyant plusieurs revalorisations tarifaires vouées à entrer en vigueur entre la fin de cette année et 2027.

En plus d’une augmentation de 20 % de l’honoraire de dispensation à l’ordonnance en 2025, l’avenant améliore l’honoraire de dispensation d’antibiotiques sans prescription médicale pour les angines et les infections urinaires. Le pharmacien pourra ainsi proposer aux patients de réaliser un test TROD ou de bandelette urinaire rémunéré sur la base de 10€ (contre 6€ aujourd’hui) voire 15€ si une prescription d’antibiotiques s’avère nécessaire à l’issue du test. Prévue par l’article 52 de la LFSS pour 2024, cette nouvelle prestation du pharmacien sera prise en charge par les organismes complémentaires à hauteur à 30%, rappelle d’ailleurs l’Unocam dans son avis favorable rendu, le 7 juin 2024, sur le projet d’arrêté d’autorisation.

Par ailleurs, les pharmaciens seront rémunérés sur la base de 5€ pour l’information/conseil délivrée aux patients se présentant avec une deuxième prescription d’opioïdes utilisée comme traitement anti-douleur. Ils seront également financièrement incités à promouvoir les vaccinations qu’ils sont déjà autorisés à prescrire et à injecter. A partir de 2027, ils pourront facturer cet acte sur la base de 15€ contre 9,6€ aujourd’hui.

L’avenant invite aussi les pharmaciens à pratiquer des bilans de médication partagés afin d’identifier les risques d’iatrogénie en cas de polymédication. Ce bilan sera proposé aux personnes très âgées bénéficiaires des consultations médicales complexes. Pour inciter les pharmaciens à pratiquer ces bilans, l’avenant prévoit de verser un forfait d’amorçage de 400€ au pharmacien qui aura réalisé son premier bilan.

Ces propositions qui représentent un montant total de 220M€ à l’horizon 2027 (hors évolution du taux d’accroissement annuel de la marge réglementée) n’ont pas satisfait l’USPO, deuxième syndicat représentatif de la profession. L’USPO qui demandait 1Md€ en plus pour compenser la hausse de 25% depuis 4 ans des charges des officines, espérait obtenir «la mise en place d’une égalisation des marges des pharmacies entre produits bioréférents et biosimiaires/hybrides, l’application de remises commerciales qui favorisent le développement de ces derniers, et leur intégration dans la rémunération sur objectif de santé publique des pharmaciens.