Le ministère de la Santé a annoncé, dans un communiqué du 29 décembre 2025, la stabilité en 2026 des tarifs hospitaliers pour les activités de médecine, chirurgie obstétrique (MCO) et des soins médicaux et de réadaptation (SMR) des établissements hospitaliers. Les arrêtés correspondants ont été publiés au Journal officiel du 14 janvier 2026.
Cette évolution tarifaire s’appliquera de manière identique à l’ensemble des établissements, qu’ils relèvent du secteur public ou du secteur privé. En revanche, les tarifs de l’hospitalisation à domicile sont relevés de 1% en 2026 de façon à soutenir le virage ambulatoire des établissements.
En dépit de cette stabilité tarifaire, la dotation budgétaire des établissements va augmenter en 2026 de 3,6Mds€ (+3,3%, dont +0,6% lié à la prise en charge de l’augmentation de la cotisation retraite des hôpitaux à la CNRACL) pour «accompagner la dynamique de l’activité» enregistrée depuis 2023», plaide le ministère de la Santé qui anticipe une nouvelle hausse d’activité de 2,7% en 2026. En outre, les débats parlementaires ont accordé «un rehaussement spécifique de 850M€». Par ailleurs, des financements spécifiques soutiendront l’accroissement d’activité des SAMU, les études de santé, les activités de recherche ou encore la revalorisation des astreintes des étudiants de 3e cycle.
De leur côté, les fédérations hospitalières (FHF, FHP, Fehap et Unicancer) ont dénoncé «ces arbitrages» qui, selon elles, «ne respectent pas les engagements pris». «Fixer les tarifs à 0%, dans un contexte de sous-financement historique de l’inflation, de reprise d’activité et de tensions majeures en ressources humaines, revient sans l’assumer, à imposer un plan d’économies massif», écrivent-elles dans un communiqué commun publié le même jour. Dans un nouveau communiqué publié, le 13 janvier 2026, la Fédération hospitalière de France plaide pour une révision à la baisse à +2,5% des prévisions d’activité du gouvernement «de façon à ne pas priver l’hôpital public des 150M€ absolument nécessaires pour soutenir les activités sous-financées qu’assume l’hôpital public».
Pour mémoire, les complémentaires santé financent les activités hospitalières dans le cadre de groupes homogènes de séjour par pathologies qui sont assortis d’un ticket modérateur de 20%.



