Quatre ans après son lancement en janvier 2022, 24 millions d’assurés ont activé «Mon Espace Santé», le carnet de santé numérique proposé par l’assurance maladie, selon le communiqué publié le 29 janvier 2026.
Depuis le dernier bilan établi en janvier 2025 (lire KPS du 31 janvier 2025), cela représente un gain de 7 millions d’utilisateurs sur l’année 2025. Surtout, 2,5 millions de personnes s’y connectent chaque mois pour consulter leurs documents. D’ici la fin 2027, l’Assurance maladie et la Délégation du numérique en santé (DNS) se fixent pour objectif d’atteindre les 40 millions de carnets de santé numériques activés.
Devenu l’outil de référence pour consulter ses données de santé et les partager avec les professionnels de santé, l’outil a en effet vu transiter 420 millions de documents sur les 12 derniers mois, ce qui représentent une hausse de 40% en un an, selon le décompte mensuel réalisé par l’Agence du numérique en santé. Au cours de l’année 2025, 70% des assurés ont reçu au moins un document par ce canal.
Surtout, près de 150 000 professionnels de santé libéraux (+58% en un an) et 3 800 établissements alimentent le Dossier Médical Partagé (DMP). Dans le détail, les comptes-rendus d’analyses médicales réalisées en ville ou à l’hôpital constituent le premier groupe de documents déposés (avec plus de 17,4 millions de comptes rendus concernés et près de 40% du total réalisé dans l’année), devant les prescriptions médicales (10,8 millions) et les comptes-rendus d’hospitalisation (6 millions). En outre, 75% des vaccinations effectuées par les pharmaciens y sont renseignées.
Au-delà de cette alimentation, pas moins de 13 millions de notifications ciblées concernant des vaccinations et des dépistages ont été adressées via Mon Espace Santé tandis que le premier parcours dédié à l’accompagnement de la femme enceinte a concerné plus de 80000 patientes en 2025.
La prochaine étape de déploiement de cette application concernera les échanges entre professionnels de santé. Si près de 70 000 professionnels de santé, dont 38 000 médecins libéraux, consultent déjà chaque mois les dossiers médicaux, l’ergonomie de la plateforme doit encore s’améliorer pour permettre une véritable coordination des soins autour de leurs patients. Tel sera l’objectif de la deuxième vague du Ségur du Numérique, en commençant par déployer auprès de la médecine de ville, l’imagerie médicale et des établissements de santé, les mises à jour de leurs logiciels.





