Un avenant revalorise les tarifs de la profession infirmière

Publié le 01 avril 2026


L’Assurance maladie et 3 syndicats représentatifs des 100000 infirmiers libéraux (FNI, SNIIL et CI) ainsi que l’UNOCAM ont ratifié l’avenant n°11 du 31 mars 2026 permettant d’accompagner l’évolution du métier.

Dans le but d’accroître l’attractivité de la profession, le texte prévoit une revalorisation de 9,5% du socle d’actes du métier en 2 étapes à raison de +0,2€ dès novembre 2026 puis +0,1€ en 2027. L’application d’une majoration spécifique pour la prise en charge des près de 40 000 patients les plus dépendants, permet en parallèle d’accroître de 11%  la rémunération de ces professionnels. 

S’inscrivant dans le cadre de la loi du 27 juin 2025 élargissant les compétences des infirmières, l’avenant entérine la création des deux premières consultations infirmières pour des motifs dédiés pour accompagner l’instauration d’un traitement initial par insuline pour les diabétiques de type II et réaliser un suivi après la réalisation d’un bilan prévention aux âges-clés. «De nouveaux travaux conventionnels seront engagés afin d’identifier progressivement d’autres motifs de consultations, notamment en matière de santé mentale, d’hospitalisation post-AVC ou de situation d’urgence», souligne l’Assurance maladie dans son communiqué.

Le texte étend aussi les capacités de prescription des infirmiers en matière de prise en charge des plaies pour des soins allant jusqu’à 3 mois. Il met en place le statut d’infirmier référent pour les patients en affection de longue durée et organise l’accès direct pour les patients aux infirmiers en pratique avancée dont la séance de soins est revalorisée de 16 à 21€. Enfin, l’accord prévoit la généralisation du dispositif Equilibres, cofinancé par l’assurance maladie et les complémentaires et qui repose sur un travail en équipe et un tarif horaire au temps passé auprès des patients (en lieu et place du paiement à l’acte).

Au total, le coût total de ces revalorisations est évalué, d’ici 2029, à 500M€ pour l’assurance maladie et à 30M€ pour les complémentaires. Dans son avis mis en ligne le 31 mars, l’Unocam « accueille favorablement cet avenant» qui, selon elle, conforte les infirmiers dans leur rôle d’accompagnement des plus fragiles dans le cadre du virage ambulatoire. Elle relève aussi avec satisfaction que «cet avenant permettra de donner une première traduction concrète de la consultation infirmière posée par la loi « Rist » du 27 juin 2025» (lire KPS du 30 juin 2025). Consultations que les organismes complémentaires santé financeront à hauteur de 40% dans le cadre du contrat solidaire et responsable. L’Unocam se montre, en revanche, plus réservée sur la généralisation du dispositif Equilibre qui, selon elle, s’effectue «de façon précipitée et non préparée» et encore moins concertée avec les complémentaires.