Hôpitaux: l’avancement de la campagne tarifaire pèse sur les remboursements du régime général

Publié le 29 avril 2026


A la fin mars 2026, les remboursements de l’Assurance maladie avaient augmenté globalement de 4,6% sur les 12 derniers mois en données corrigées des variations calendaires, selon le communiqué diffusé par la Caisse nationale le 28 avril 2026. A titre de comparaison, la hausse atteignait 4,3% en glissement annuel à la fin décembre (lire KPS du 4 février 2026).

L’accroissement des prestations est avant tout tiré par l’augmentation des prises en charge hospitalières (+11,6% depuis mars 2025), en raison du décalage, du 1er avril au 1er janvier, de la campagne tarifaire pour les établissements de santé (lire KPS du 30 décembre 2025). Avec un montant de prises en charge en hausse de 59% entre mars 2025 et mars 2026, les établissements de santé privés en sont les principaux bénéficiaires, comparé aux remboursements effectués auprès des établissements publics (+4,5% en glissement annuel). L’impact de l’avancement de la campagne tarifaire s’est également fait sentir sur les remboursements de soins des médecins spécialistes (en hausse de 18,9% depuis mars 2025) du fait de leur contribution à l’activité des cliniques privées.  Mais ces derniers ont également bénéficié des revalorisations de leurs consultations en décembre et de leurs actes techniques en janvier 2025. Enfin, cette modification calendaire a également eu un impact sur les remboursements d’analyses médicales (+ 6,8% sur un an).

En parallèle, les revalorisations tarifaires ont boosté les prises en charges de soins de kinésithérapie (+7,6%) et dans une moindre mesure celles des soins dentaires (+4,1%). Les remboursements de médicaments délivrés en ville demeurent également très dynamiques (+6,4%).

A l’inverse, les dépenses de transports sanitaires ont, pour la première fois, diminué (-1,9% en glissement annuel) tandis que les versements d’indemnités journalières (IJ) ralentissent (+1,5%) sous l’effet principalement de l’abaissement de 1,8 à 1,4 SMIC, du plafond de revenu d’activité pris en charge pour le calcul de ces IJ en vigueur depuis le 1er avril 2025.