Le Journal officiel du 28 mai 2026 a publié ses premiers arrêtés d’admission au remboursement, à compter du 15 juin 2026, pour les premiers médicaments coupe-faim de nouvelle génération : le Wegovy du danois Novo Nordisk et le Mounjaro de l’américain Eli Lilly. La Haute Autorité de santé avait soutenu cette admission, dans un avis du 18 décembre 2025, tout en l’assortissant de modalités de prescription strictes pour éviter le mésusage et maîtriser son impact financier pour les dépenses d’assurance maladie.
Ainsi, la prescription initiale sera uniquement réservée aux professionnels exerçant dans les structures de santé impliquées dans la prise en charge de l'obésité : médecins spécialistes (nutritionnistes) exerçant en partenariat avec d’autres professionnels spécialisés en gastro-entérologie, endocrinologie ou encore diabétologie, centres hospitaliers, centres spécialisés en obésité… Ces médicaments seront en outre réservés aux patients adultes ayant un indice de masse corporelle (IMC) initial supérieur ou égal à 35kg/m2 avec comorbidité (IMC de 40kg/m2 sans comorbidité), ayant un risque cardiométabolique élevé. De surcroît, seuls y seront éligibles les patients éligibles dont «la prise en charge nutritionnelle bien conduite (< 5 % de perte de poids à six mois) aura échoué». Enfin, la prescription devra faire l’objet d’une traçabilité spécifique via le remplissage et la transmission par un téléservice dédié de l’Assurance maladie. Au total, la population cible pourrait être comprise entre 1 et 2,1 millions de personnes.
Ces médicaments seront remboursés à 65% par la Sécurité sociale et à 35% par les organismes de complémentaires santé Selon un premier chiffrage de l’Unocam, l’impact financier pour les OCAM serait compris entre150 et 200M€ sur 3 ans, un chiffrage à manier toutefois avec prudence compte tenu de l’incertitude sur le nombre d’assurés éligibles déjà pris en charge à 100% par l’Assurance maladie au titre d’une affection de longue durée.



