Indemnisation des jours de carence en cas d’arrêt maladie: la Dares pointe les disparités entre les branches

Publié le 17 septembre 2026


La Dares a publié, le 17 septembre 2026, une étude sur la façon dont les entreprises et les branches professionnelles couvrent, en cas d’arrêt maladie, les 3 premiers jours de carence non indemnisés par l’Assurance maladie.

En 2024, 45 % des entreprises du secteur privé non agricole de 10 salariés ou plus indemnisaient tout ou partie de ces trois premiers jours d’arrêt maladie, soit 66 % des salariés du champ étudié. Dans neuf cas sur dix, lorsque l’indemnisation existe, elle porte sur l’intégralité des trois jours. En outre, 66 % desentreprises les  prenant en charge, déclarent le faire en application d’un accord de branche ou d’une convention collective. Les accords d’entreprise ou les décisions unilatérales de l’employeur ne représentent chacun que 9 % des situations. Si ces résultats illustrent l’importance du dialogue social sectoriel dans la construction des garanties de prévoyance et de maintien de salaire, les salariés bénéficient toutefois d’une protection complémentaire sensiblement différente en cas d’arrêt de travail, selon la branche dont ils relèvent.

Si certaines conventions collectives prévoient fréquemment une prise en charge des jours de carence, d’autres laissent davantage le salarié supporter la perte de revenu liée aux premiers jours d’absence. La métallurgie et la sidérurgie apparaissent comme les plus protectrices: 85 % des entreprises déclarent indemniser les trois premiers jours d’arrêt maladie. À l’inverse, plusieurs secteurs affichent des niveaux de couverture nettement plus faibles. Dans l’hôtellerie-restauration et le tourisme, par exemple, seulement 13 % d’entreprises indemnisent les trois premiers jours d’arrêt maladie, 77 % des entreprises n’en accordant aucune. De même, seules 25 % des entreprises relevant du transport (hors statuts particuliers) les prennent en charge, tandis que 64 % n'en prévoient aucune.

Au-delà des différences sectorielles, l’indemnisation des jours de carence apparaît davantage répandue dans les entreprises où le dialogue social est actif. Ainsi, 68 % des entreprises ayant conduit des négociations collectives indemnisent les jours de carence, contre seulement 40 % de celles qui n’en ont pas organisé. Cette proportion atteint même 71 % dans les entreprises disposant d’une représentation syndicale.

Ces résultats confirment que les garanties de maintien de salaire constituent un sujet majeur de négociation collective, au niveau des entreprises comme des branches professionnelles.